6h11: Ben Chikha quitte la mosquée en direction du Parc A en
se demandant si la solution n'était finalement pas de titulariser Wissem Ben
Yahya à la fois en arrière droit et en milieu de terrain. A la même heure et à
quelques kilomètres de là, Ossama Sellami rentre chez lui, se dit qu’il
arriverait bien à passer cette canette de coca entre les deux lampadaires.
Raté ! Quelques mètres plus tard, il se rend compte qu’il y en avait qu’un
de lampadaire : l’entraînement risque d’être compliqué !
6h32: L’agent de Tarek Akrout jette son téléphone par
la fenêtre : «Putain d’algérien têtu !»
7h18: Ben Chikha pose les plots pour la séance
d’entraînement matinale en se demandant la raison pour laquelle son dernier
coup de fil a été coupé. Wissem Ben Yahya vient de finir ses 15 tours de pistes
et entame une série de pompes.
7h48: Ben Chikha révise ses plans et prépare la séance
tactique. Il finit par jeter tous ses papiers à la poubelle : la FTF
n’acceptera de toute façon jamais une feuille de match avec 6 Wissem Ben Yahya
et 4 Mouihbi.
8h11: Le trésorier du club explique à Kamel Idir que
l’infirmerie du club a tout ce qu’il faut et qu’il faut arrêter de ramener des
médicaments pour financer le club.
.: Il y en a de ces joueurs qui marquent le paysage footballistique. En Tunisie, Imed Mizouri fait partie de cette lignée rare de joueurs capable, sur un geste, de renverser le sort d’une rencontre. Portrait du joueur au bandage…
Palmarès:
Passe décisive lors de la CAN 1994
Il aurait reçu quelques championnats avec l'étoile Sportive du Sahel
Fin de carrière:
Passe en retrait contre le Zaïr qui sonne à la fois la fin du parcours de l'EN et sa carrière.
Formation de la glorieuse équipe:
Chokri EL OUAER, Tarek THABET, Mourad OKBI, Imed MIZOURI, Mohamed EL MAHJOUBI, Adel SELLIMI, Samir SELLIMI, Skander SOUAYEH (Raouf BOUZAIENE 76'), Faouzi ROUISSI, Ayadi HAMROUNI, Ziad TLEMCANI (Jamel LIMAM 61')
06h45: Réveil général à l'hôtel de la délégation tunisienne. Lemerre est déjà parti mettre en place les plots pour l'entraînement matinal. Sioud, lui, monte se coucher après avoir passé la nuit à éplucher le contrat de Lemerre cherchant une faille pour le licencier avant Juin 2008...
07h12: Rassemblement collectif pour le petit déjeuner. Pas assez de lait pour tout le monde. Mâaloul décide de donner le dernier bol à Felhi. Saber Ben Fraj devra se passer du repas matinal.
07h43: Début du footing matinal. Le groupe court au rythme de Chaker Zouaghi. Chirmiti, énervé de faire 1mn30s les cent mètres, se lance en sprint. Abdi essaye de suivre: Déchirure musculaire, il ne sera pas dispo pour le reste de la compétition.
08h27: Fin des trois tours de piste au rythme de Zouaghi. Début de la scénace technique "passe et suit". Lemerre explique à Jaïdi qu'il ne peut pas faire l'entraînement sans bouger. Abdi essaye d'impressionner le coach, fait un centre de 30 mètres suivi d'un sprint sur 10 mètres. Triple entorses. Il ne sera pas dispo pour le reste de la compétition.
.: Fin technicien avec de faux airs non chalands. Pied gauche adroit. Spécialité ? Débouler sur l’aile pour aligner les adversaires. Débuts en fanfares pour une fin entre banc et flanc. Grosse technique et petit mental. L’archétype même d’un footballeur tunisien. Portrait.
Il préfère jouer sur le côté. Gauche en l’occurrence. La où il aura testé tous les postes. Mais c’est dans le poste de milieu gauche, où il a commencé avec l’étoile à l’âge de 18 ans, qu’il va se révéler intenable : tout comme ses « potes » de l’époque, ceux qui allaient mettre le feu dans les stades de l’Afrique du Sud lors de la CAN 1996.
.: A 30 ans, Cafu, Neville et autres Pannuci avaient tout envisagé sauf arrêter le football. A 30 ans, penser que Hatem Trabelsi pourrait rejouer un jour au plus haut niveau semble irréaliste. Dérisoire.
Pourtant, il y a quelques années, l’arrière droit de l’Ajax semblait être bien partit pour une carrière brillante. Retour donc sur la carrière atypique d’un joueur plus que talentueux.
Et il faut avouer que cette carrière est à double visage. Un premier, celui du joueur d’équipe. Irréprochable, battant à souhait et avec un brin de génie. Au CSS d’abord où il a été magique dés son premier match (face à l’EST, à 18 ans. C’était en 1996), à l’Ajax ensuite (coupe, championnats, super coupe et même de glorieuses participations à la C1). Tout semblait réussir à notre joueur. Il faut dire qu’il est aujourd’hui à créditer d’une des meilleures carrières à l’étranger pour un footballeur tunisien.
.: La rubrique rétro 2006/2007 avec cette fois, le troisième au classement.
Chère espérance sportive de Tunis,
Ce qui me dépasse avec toi, c’est ta capacité d’obtenir de bons résultats avec une équipe largement… médiocre.
Ca fait maintenant quelques années qu’on évoque l’absence de qualité du côté du parc B, sauf que voilà, encore une fois tu as réussit à décrocher un titre :
Seul hic, tout le monde sait maintenant que ta charnière centrale est largement prenable (sans jeux de mots, aucun) et que « Boucherouan » mis à part, le reste de l’équipe est très moyen.
Mais comme tu apprends vite de tes erreurs, la correction infligée par l’USMo en championnat, t’as envoyé à la chasse de ses joueurs, oubliant que les blancs et bleus ont eux, fini quatrième (transferts ici).
Preuve, s’il en fallait une, que si cette saison est bel et bien finie, la prochaine elle, sera pire!
.: Nous continuons notre rubrique rétrospective avec cette fois le deuxième au classement:
Cher club Africain,
Je ne sais pas si je dois te féliciter pour ta deuxième place ou te présenter mes condoléances pour le titre perdu.
Depuis le début du bal, on avait du mal à savoir sur quel pas tu dansais. La chorégraphie orchestrée par Marchand commençait bien et certains de tes fans ont même cru que tu avais trouvé le bon rythme :
Sauf que voilà, dans le grand chant rouge et blanc, les fausses notes se faisaient de plus en plus nombreuses et tu t’es rapidement emmêlé les pattes face à des équipes que tu avais jugées petites. Petites ? Peut-être ! Mais qui ont bien fini par gâcher ton grand spectacle.
Tes fans ont donc fini par douter et ils étaient bien les derniers à croire que tu pouvais rafler la grande mise. Les autres avaient bien reconnu la musique et ont su qu’une fois encore, ton hymne au succès allait tourner à un cri de secours.
Ton chef d’orchestre a depuis préféré lâcher les baguettes :
C’est dire que dans la danse clubiste contemporaine, les classiques ont disparu et marchand partit, on voit mal comment tu pourras marcher au pas de nouveau:
.: Nous commençons aujourd'hui notre nouvelle rubrique: rétrospective! Le début avec les nouveaux champions: l'ESS. Le tout sur un fond "le petit papier" de Bruno Donnet (vidéos ici).
Chère Etoile Sportive du Sahel,
J’ai appris que tu étais le nouveau champion de Tunisie et j’avoue que ça m’a surpris.
Ca m’a surpris, parce que sur la saison, tu n’avais pas l’étoffe d’un champion.
Ton entraîneur est loin d’avoir la sympathie des fans de football tunisien
Certaines mauvaises langues nous ferons remarquer que mines de rien, si l’ESS est aujourd’hui championne c’est bel est bien grâce à des exploits comme celui la:
Reste quand même à rappeler que tu es champion. Félicitations. Ca ne t’as toutefois pas empêché de te séparer de ton entraîneur et d’aller chercher celui qui a échoué à te battre: