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 Rétrospective .: Fin technicien avec de faux airs non chalands. Pied gauche adroit. Spécialité ? Débouler sur l’aile pour aligner les adversaires. Débuts en fanfares pour une fin entre banc et flanc. Grosse technique et petit mental. L’archétype même d’un footballeur tunisien. Portrait.
Il préfère jouer sur le côté. Gauche en l’occurrence. La où il aura testé tous les postes. Mais c’est dans le poste de milieu gauche, où il a commencé avec l’étoile à l’âge de 18 ans, qu’il va se révéler intenable : tout comme ses « potes » de l’époque, ceux qui allaient mettre le feu dans les stades de l’Afrique du Sud lors de la CAN 1996.
Mais c’est après plus de 7 ans - de bons et loyaux services – qu’il
pourra enfin expérimenter l’Europe. Genova en particulier, qu’il
rejoint, avec toute une armada de tunisiens ramenée par feu Scoglio. Et
comme la plupart de ses compatriotes, l’expérience ne durera qu’un
temps et il devra faire bagage, direction CSS tout d’abord pour
quelques mois et l’étoile du Sahel ensuite pour deux ans (2003-2005).
Juste à temps pour rejoindre l’équipe tunisienne de 2004 et remporter
la CAN.
L’apogée de sa carrière allait être la coupe des confédérations en 2005
quelques mois plus tard où il réussira, tout comme le reste de l’équipe
nationale, à faire bonne figure. De quoi repartir vers l’Europe. La
France et le FC Nantes en particulier. Mais encore une fois, tout comme
le reste de l’équipe nationale, tout va rapidement se dégonfler. Le
début de la fin du Tigana tunisien.
Parce que oui, à force de coller la ligne, il a fini par se retrouver…
de l’autre côté. Sur le banc. Poste trop « excentré » ? Peut-être. Ce
qui est sûr par contre c’est que l’égo de Mhadhbi est sans mesure.
Court physiquement et appelé à rejoindre l’équipe réserve pour se
refaire une santé, Imed n’a pas apprécié les consignes et a finit par
claquer les portes. Des portes qui depuis se sont définitivement
refermées. Comme sa carrière, probablement :
«Ici, j'ai tout perdu, avoue celui qui est en rééducation à la suite
d'une rupture des ligaments croisés du genou gauche. J'ai perdu
l'équipe nationale, ma place ici, la Coupe d'Afrique des nations, la
Coupe du monde... J'ai vécu ça comme un cauchemar ! » Il va tourner la
page FCNA dans quelques jours. « Je ne serai plus nantais. Je suis en
fin de contrat, je vais donc partir ailleurs.» (Source ici)
Au revoir, Tigana.
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